L’alpiniste

J’étais jeune, vif comme un chamois,  
Le ciel était mon toit et l’océan mon bain, 
Les montagnes un escalier divin, 
À grimper trois par trois. 

Maintenant que je suis vieux, 
sans joie ni lendemains, 
Les murs de ma chambre s’écroulent un par un, 
Lourds comme ces montagnes qui m’avaient fait roi, 
J’étouffe sous leur poids. 

Et ce verre d’eau qu’une infirmière me tend, 
Est comme un océan, un lac d’Himalaya,  
Que je bois doucement, 
Pour ne pas qu’il me noie. 

Et mon ciel étoilé flambant dans le lointain, 
Que je scrutais vainqueur, du haut de mes sommets,  
N’est plus qu’un lustre usé, 
Qu’on a déjà éteint.

Publié par Maior Liberis

J'ai été fan de Michel Onfray de longues années ...Mais je prends mes distances, à la fois reconnaissant, déçu et en colère. Ce qui me motive? Vous le découvrirez avec plaisir j'espère ... Merci de votre attention!

2 commentaires sur « L’alpiniste »

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